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Date de création : 24.06.2010
Dernière mise à jour : 22.04.2011
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visites "culturelles"

21 avril 2011 – Shitenno –ji – Osaka

Publié le 22/04/2011 à 11:00 par escapadejaponaise Tags : marché aux puces
21 avril 2011 – Shitenno –ji – Osaka

Chaque mois, le 21, le temple bouddhiste Shitenno-ji situé dans le quartier éponyme (Tennoji) au sud est d’Osaka, accueille un marché aux puces.

 

Cette brocante est organisée en plein air dans l’enceinte du temple (construit par l’impératrice Suiko en 593). Au coeur de ce temple, les autels, les priants et l’encens se mêlent aux négociations autour des occasions. L’ambiance est ainsi très particulière (et/mais sympathique).

 

En ce 21 avril 2011, 10 heures, la foule est déjà massée autour des centaines de stands. Le soleil est de la partie c’est très agréable. Les étals s’enchainent sans continuité  - logique : vaisselle, tissu, nourriture, parapluie, bricole décorative, jeu, vêtement, petit électroménager, …

 

A part pour la nourriture, il y a des affaires à faire : les vendeurs sont plus ou moins enclins à négocier (surtout avec les étrangers) mais il y a toujours des possibilités de trouver des « souvenirs » traditionnels à des prix défiants toute concurrence. D’autre part, à condition de parler un peu japonais, certains marchands sont très sympathiques et acceptent de donner l’histoire de leur objet / vêtement. (J’ai ainsi pu toucher un peignoir traditionnel datant de deux siècles : une merveille… malheureusement non abordable pour mon portefeuille).

 

Je conseille cette sortie à quiconque se trouverait dans le Kansai un 21 ! Pour se rendre au temple : Métro Tanimachi Line – sortie 4 – tout droit pendant 100 m (le temple sera sur la gauche).

OSAKA – Festival des Lumières – 21 et 23 décembre

Publié le 13/01/2011 à 09:00 par escapadejaponaise
OSAKA – Festival des Lumières – 21 et 23 décembre

 

Une amie Japonaise souhaitait m’emmener voir ces illuminations. Malgré ma présence une semaine plus tôt au festival des Lumières de Kobe, j’ai accepté son invitation. ET heureusement !

 

Le spectacle est bien différent et cela s’explique par le fait qu’Osaka fait partie d’un réseau de villes lumières, réseau crée en 2002 sous la présidence de la ville de Lyon. Ce projet de revalorisation du patrimoine par les illuminations permet aux municipalités d’échanger des informations et expériences sur la mise en valeur par la lumière (programme LUCI). Osaka veut valoriser sa richesse naturelle : ses rivières. Le programme s’appelle Hikari Renaissance : http://www.osaka-hikari.com/introduce/english.html

 

Tout commence devant la mairie. Le perron est éclairé par des lumières qui changent de tons aléatoirement. Une reproduction du char de Cendrillon ou du traineau du père noël réalisé en LED attend devant le bâtiment lui-même éclairé par des milliers de petites ampoules. C’est féérique.

 

Puis, sur le côté du bâtiment, le long de la rivière, une tonnelle enjambe l’allée. Les lumières dansent sur le rythme de la musique. Sur l’autre façade de la mairie des images sont projetées depuis un ordinateur. Dans les jardins bien décorés, nous découvrons des personnages comme Winnie l’ourson, Mickey, ou encore un grand cerf … tous illuminés.

Plus loin, un marché de noël dit « à la française » propose de quoi se restaurer… se réchauffer !! Etant donné qu’il pleut beaucoup ce mardi 21 décembre nous n’allons pas plus loin.

 

Mais le 23 décembre, après notre virée à l’aquarium d’Osaka avec Briac, nous retrouvons Pierrick près de la mairie et cette fois par temps dégagé nous profitons tous les 3 de la « magie de noël ». (L’occasion de danser à nouveau sous la tonnelle). Ce soir là, il y a même des artistes – magiciens qui font un spectacle. L’ambiance est festive c’est très sympa.

 

 

La vidéo :

L'océan Pacifique à l'Aquarium géant d'Osaka - 23.12.2010

Publié le 13/01/2011 à 07:28 par escapadejaponaise
L'océan Pacifique à l'Aquarium géant d'Osaka - 23.12.2010

L'aquarium d'Osaka est composé de plusieurs espaces correspondants à des régions aquatiques particulières. L'article précédent présente l'ensemble mais je tenais à dédier un article à la plus grande réserve appelée : Océan Pacifique.

Rappelons au passage que l'Océan Pacifique est le plus grand et qu'il touche les côtes Nord et Sud Américaines, Asiatiques, Antarctiques et de l'Australie.

La reproduction fait quant à elle 9 mètres de haut, et contient 5400 tonnes d'eau. Comme pour tous le complexe, les parois de l'aquarium sont en verre (acrylique) de 30 cm d'épaisseur. (L'aquarium d'Osaka utilise au total 314 tonnes de ce verre soit 1,5 fois plus que la production annuelle mondiale.)

Cette précision est de taille... car lorsqu'un requin baleine arrive droit devant ... c'est rassurant. La vidéo ne rend pas bien compte des tailles mais les requins baleines font en moyenne 14 mètres de long et 30 tonnes... (il en existe même qui font 20 mètres de long). Ceci étant, ils ne mangent que des planctons... mais bon quand on les voit derrière une vitre c'est mieux !

Nous voyons également nager des requins marteaux, des requins zèbres - dormeurs, des thons rouges... et toutes sortes de poissons plus ou moins sympa à voir.

Je vous laisse en compagnie de la vidéo :

OSAKA – L’Aquarium Géant « KAIYUKAN » - 23.12.2010

Publié le 12/01/2011 à 08:00 par escapadejaponaise
OSAKA – L’Aquarium Géant « KAIYUKAN » - 23.12.2010

 

Sur les conseils d’un ami Japonais, je suis allée découvrir cet aquarium géant (avec Briac de passage dans le Kansai). La visite est en fait une descente circulaire très lente. Les aquariums qui jalonnent le parcours peuvent ainsi être vus selon plusieurs angles et profondeurs. Chaque aquarium a pour thème un lieu du Pacifique. Le guide papier et les panneaux (comme dans un musée) sont également en anglais. Pour les présenter sans en oublier… utilisons leur ordre d’apparition :

La « tournée autour de l’Océan Pacifique » commence au 3e étage par un réservoir en forme de tunnel (11 mètres de long). L’atmosphère est imprégnée d’un bleu magnifique, les espèces présentées sont issues des zones tropicales du pacifique.

 

Tout de suite après, un grand escalator nous envoie au sommet : 8e étage. Un décor montagneux, une cascade, un petit ruisseau, des petites loutres asiatiques et des salamandres géantes nous accueillent.

 

Puis, dans un décor reproduisant les îles Aléoutiennes (groupe d’île s’étendant sur près de 2000 km) ainsi que leur climat (grand froid toute l’année), mais pas leur volcanisme, des loutres de mer font le spectacle. Cela plait autant aux enfants qu’aux adultes. Il faut dire que leur technique pour se laver est assez… étonnante (cf. video).

 

C’est ensuite la baie de Monterey – située près de San Francisco / côte ouest des USA qui est reproduite. Dotée de grandes profondeurs c’est un repère pour les mammifères marins. A Osaka, nous observons des phoques et des otaries qui plongent, sautent, se battent pour un morceau de roche, baillent…

 

Le Golf de Panama observé depuis le rivage et les profondeurs : il y a un grand nombre de « créatures ». Les animaux du front de mer et les poissons tropicaux vivent dans le même réservoir. Parmi eux des poissons porc-épic et la « redfooted tortoise » (tortue charbonnière rouge, vivant principalement en Amérique du sud et aux Caraïbes, et connue pour la couleur orangée-rouge de ses pattes/tête/queue).

 

Nous partons maintenant pour la forêt tropicale d’Amazonie (Amérique du Sud). Dans ce domaine, la pluviométrie moyenne mensuelle est supérieure à 300 ml et semble être reproduite à Osaka. La variété d’animaux et de plantes est impressionnante, avec de gros rongeur (capybara = 100 fois Wendy) et des poissons d’eau douce gigantesques (Arapaima – Pirarucu / Tambaqui – Colossoma)! (cf. video).

 

Nous nous retrouvons ensuite sur le continent antarctique, entourés de glaciers et de pingouins (il y a plusieurs espèces). C’est l’heure de leur repas. Certains ne veulent pas manger, le personnel de l’aquarium n’insiste pas. En revanche, à la fin, ils tentent de tous les remettre à l’eau… pas facile ! (cf. video). Leur vitesse de nage et leur capacité à sauter hors de l’eau sont vraiment remarquables !

 

Direction la mer de Tasmanie (entre l’Australie et la Nouvelle Zélande). La température de l’eau est très variable selon les sites de la région. L’aquarium a choisi de reproduire des eaux tempérées pour y installer des dauphins qui présentent aux visiteurs leurs danses solistes ou collectives.

 

Le plus bel espace est maintenant sous nos yeux : La reproduction de la grande barrière de corail (région la plus riche en corail : plus de 2000 km). Ici, les formes et couleurs sont minutieusement reproduits. Les poissons tropicaux brillent et leur nage anarchique rend le tableau somptueux.

 

Ensuite nous arrivons au sommet du plus grand aquarium. Je lui consacre un article et une video particulière, toutefois, une petite enceinte a été crée pour héberger une raie manta. Ce poisson possède deux grandes « ailes », une queue courte, une tête presque plate et sur la phase ventrale 5 paire d’ouïes. On pouvait observer un autre poisson sur son dos qui semblait la nettoyer. Spectacle extraordinaire (à voir dans cette video).

 

Nous continuons notre descente avec un marsouin aptère (ordre des Cetecea). Il mesure environ 1,8 m, sa tête est rond, il n’a pas de nageoire dorsale et son corps est très souple. C’est assez amusant de le voir évoluer dans l’eau, il joue même avec des balles.

 

A la fin de la visite, nous retrouvons une autre espèce de tortue, d’autres poissons porc-épic, des araignées de mer, un père noël (et oui lorsque c’est la saison il y en a dans les aquariums d’Osaka) et des méduses.

 

Tout en bas, un hall d'exposition propose d'approfondir nos connaissances. Le thème lors de notre visite (il change régulièrement) était le requin blanc... assez terrifiant !

 

La visite aura été à la fois magique et déroutante... un bon après-midi à tout de même 2000 yens (20€).

Je vous laisse avec les références wikipédia sur les différentes espèces présentées à l’Aquarium : (regroupées par réserves)

http://en.wikipedia.org/wiki/Cownose_ray

http://en.wikipedia.org/wiki/Damselfish

 

http://en.wikipedia.org/wiki/Asian_Small-clawed_Otter

http://en.wikipedia.org/wiki/Giant_salamander

 

http://en.wikipedia.org/wiki/Sea_otters

 

http://en.wikipedia.org/wiki/Harbor_seal

http://en.wikipedia.org/wiki/California_sea_lion

 

http://en.wikipedia.org/wiki/Red-footed_tortoise

http://en.wikipedia.org/wiki/Porcupine_fish

 

http://en.wikipedia.org/wiki/Pirarucu

http://en.wikipedia.org/wiki/Colossoma

http://en.wikipedia.org/wiki/Capybara

 

http://en.wikipedia.org/wiki/Adelie_penguin

http://en.wikipedia.org/wiki/King_penguin

http://en.wikipedia.org/wiki/Gentoo_Penguin

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Raie_manta

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marsouin_apt%C3%A8re

12.12.2010 - KOBE – Festival des Lumières

Publié le 13/12/2010 à 08:00 par escapadejaponaise
12.12.2010 - KOBE – Festival des Lumières

 

Lyon n’a plus l’exclusivité !!!

 

En effet, depuis le tremblement de terre qui a touché Kobe en janvier 1995, un festival des lumières est organisé dans les rues de la ville chaque année début décembre.

 

C’est le gouvernement Italien qui était à l’origine du projet, l’objectif en 1995 étant de « redonner de l’espoir par la lumière ». Outre les donations, c’est une agence artistique Italienne (Valerio Festi) qui a conçu les décorations : des lumières, toutes peintes à la main.

 

Chaque année, des milliers de bénévoles sous les instructions de Hirokasu Imaoka, installent les lumières. Celles-ci sont organisées différemment chaque année, afin de représenter de nouveaux monuments.

 

Les organisateurs ont (comme toujours au Japon) pensé à tout !

La ville est réaménagée pour l’occasion : des plans inclinés et des panneaux directionnels supplémentaires, plusieurs rues sont coupées à la circulation automobile... ET ... un circuit pour piéton balisé : des barrières amovibles et un incroyable déploiement de forces de polices encadrent le parcours. (Il y avait même un hélicoptère qui survolait la zone).

 

Il faut compter une bonne heure pour l’ensemble de la balade, qui commence à la gare JR de Motomachi et se termine au mémorial du tremblement de terre – au pied de la mairie de Kobe. (La 1ère partie du parcours est « vide », il n’y a aucune décoration, mais il est impossible d’entrer dans le cortège après Motomachi : barrière et forces de l’ordre sont très dissuasifs).

 

L’évènement se déroule durant 2 à 3 semaines début décembre, les lumières étant allumées de 18 à 21h30 du lundi au jeudi, de 18 à 22h le vendredi, de 17h30 à 22h30 le samedi et de 17h30 à 22h le dimanche.

Les week-ends, il est conseillé de s’y rendre tôt car l’évènement rassemble entre 3 millions et 5 millions de visiteurs par an.

 

L’entrée est gratuite, des dons de 100 yens par personne sont possibles à plusieurs endroits du parcours.

Sur la dernière place, de nombreux stands proposent à manger et à boire, ainsi que des souvenirs.

 

Plus d’images :

Ma vidéo :

Des liens divers :

http://www.tripadvisor.fr/LocationPhotos-g298562-d1314904-Kobe_Luminarie-Kobe_Hyogo_Prefecture_Kinki.html

http://en.wikipedia.org/wiki/Kobe_Luminarie

http://www.reggie.net/album.php?albid=614

KYOTO _ Les jardins du Nijo-jo (3ème partie)

Publié le 08/12/2010 à 22:00 par escapadejaponaise
KYOTO _ Les jardins du Nijo-jo  (3ème partie)

 

A voir absolument à l’automne !

 

Le jardin Seiryu situé au nord du site a été construit en 1965. Il compte 2 maisons de thé : Koun-tei et Wakaru-an.

 

 

La vidéo illustrant l'ensemble des articles du jour :


KYOTO _ Ninomaru (2ème partie sur le Nijo-jo)

Publié le 08/12/2010 à 21:00 par escapadejaponaise
KYOTO _ Ninomaru (2ème partie sur le Nijo-jo)

 

C’est la partie la plus intéressante à visiter.

 

Après avoir contourné le petit mur d’enceinte du palais Ninomaru (à l’intérieur de la 1ère fortification du château), il faut passer sous une porte en bois, ornée de magnifiques sculptures. La cour du Ninomaru est assez restreinte.

A l’intérieur du palais, les chaussures sont interdites, des casiers (gratuits) sont à disposition à l’entrée-sortie. Prendre des photos est également défendu… mais une vidéo-cachée ?

 

Le palais couvre une surface de 3300m2 et abrite 33 pièces organisées en enfilade, toutes sur le même niveau. La construction est principalement réalisée en bois de cyprès.

L’architecture japonaise est reconnaissable : les sols des pièces sont recouverts de tatamis et les salles sont séparées des couloirs par des portes coulissantes au quadrillage de bois et de papier de riz. De plus, l’organisation du palais permet de distinguer les personnes selon leur rang social. Les visiteurs de bas rang n’étaient reçus que dans les premières salles, moins décorées, proches de l’entrée mais également de la sortie ; tandis que les visiteurs importants avaient accès à plus de pièces. (cf. plan)

Une des caractéristiques du Ninomaru est le plancher « rossignol » qui recouvre les couloirs. Il est construit de telle sorte que le moindre pas fait crisser les lattes de bois, émettant ainsi un son semblable au pépiement d’un oiseau. Outre ce lien à la nature, le plancher permettait de détecter tout mouvement, toute intrusion. (cf. photo)

Toujours de manière à intimider les visiteurs, les portes coulissantes permettant l’arrivée des gardes dans les pièces ne sont pas dissimulées.

 

Autre caractéristique du palais Ninomaru : les shoguns cherchaient à montrer leur richesse et leur puissance par l’art. Les peintures murales et les panneaux sculptés sont particulièrement impressionnants, ne représentant que des éléments de la nature de manière poétique : des arbres (principalement des pins et des cèdres, mais aussi des arbres en fleurs), des oiseaux (faucons majoritairement), des tigres, des montagnes,… Notons également les réalisations sur les plafonds, y compris dans les couloirs.

Ces grandes œuvres ornées de dorures ont été réalisées par Kano Tanyu (1602 – 1674) – et d’autres artistes selon les techniques de l’école Kano.

 

Parmi les nombreuses salles, celle des audiences (Ohiroma Ni no Ma) et l’appartement privé du Shogun (Shiroshoin) abritent des mannequins – statues.

La reconstitution dans la salle des audiences, illustre la réunion d’octobre 1867, lorsque le shogun Yoshinobu Tokugawa déclara la restauration de l’empereur. La posture des personnages (les vassaux sont agenouillés devant le Shogun qui se tient très droit, avec un regard noir) et le réalisme de la scène (les kimonos sont fabriqués dans des tissus somptueux) m’ont fait frissonner.

L’appartement privé du Shogun était en réfection lors de ma visite. C’est dans cette immense pièce, à l’extrémité nord du palais, que vivait le personnage le plus important. Il y mangeait, dormait, se délassait, en compagnie de dames exclusivement : seules les femmes pouvaient s’y rendre. Les statues présentes ressemblent beaucoup à des geishas (et Kyoto étant la ville spécialisée dans les geishas cela n’aurait rien d’étonnant… mais je n’ai pas trouvé confirmation de cette information).

 

La vidéo contenant l'ensemble des photos est disponible dans la 3ème partie.

 

Trois liens pour approfondir les connaissances artistiques à propose de Kano et des travaux de son école :

http://en.wikipedia.org/wiki/Kano_Tanyu

http://www.japanese-arts.net/painting/schools_kano_tanyu.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/lecole_Kano

KYOTO _ Nijo – jo _ 01.12.2010 (1ère partie)

Publié le 08/12/2010 à 20:00 par escapadejaponaise
KYOTO _ Nijo – jo _ 01.12.2010 (1ère partie)

 

Le château de Kyoto est classé au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco, le site s’étend sur 275.000m2– dont 7.300 m2 de bâtiments.

 

Construit à l’origine en 1603 pour compléter le palais impérial et servir de résidence au 1er shogun Ieyasu Tokugawa (1542-1616), il a été complété en 1626 par le 3e shogun Iemitsu Tokugawa (1603-1651), à l’occasion de la visite de l’empereur Go-Mizunoo (édification du palais Ninomaru).

L’incendie qui a ravagé Kyoto en 1788 a détruit le Palais Intérieur (Honmaru), qui restera vide jusqu’en 1862. (Celui que l’on peut voir actuellement est donc une reconstitution).

Les shoguns résidèrent au Nijo-jo pendant 15 générations, jusqu’en 1867, date à laquelle le maître des lieux (Yoshinobu Tokugawa 1837 - 1913) rendit son pouvoir à l’empereur. A partir de 1868, avec la période de restauration Meiji, les cabinets impériaux s’installent au château. En 1939, le palais est rendu à la ville de Kyoto qui l’ouvre au public.

 

Le château représente l’un des plus beaux exemples d’architecture dite « Momoyama » au Japon. Il n’est pas équipé de grandes fortifications et se compose de 2 grandes parties ouvertes à la visite, moyennant 600 yens.

La structure est un peu celle des poupées russes : il y a un petit château (le palais Ninomaru) inséré dans un grand (le palais Honmaru), les deux étant entourés de jardins, d’une muraille et de douves. La grande fortification compte 3 portes : Est (qui donne sur la rue Horikawa-dori, par laquelle on peut entrer), Ouest et Nord ; tandis que la petite ne dispose que de deux ouvertures à l’Est et à l’Ouest.

 

Entre les deux fortifications, se trouvent les anciennes cuisines (qui servent aujourd’hui de magasin de souvenir), la salle des gardes (avec des statues représentant ces personnages), le palais Ninomaru (lui-même entouré d’un mur simple, assez bas) et des jardins – somptueux, avec même un petit étang. (Cf. article suivant)

 

Après avoir quitté les jardins du Ninomaru, un pont de pierre permet de traverser les douves et d’entrer dans la seconde enceinte. Le palais Honmaru est plus petit mais plus protégé. Ses jardins ne sont pas extraordinaires mais la vue au sommet de la muraille intérieure est vraiment très belle.

Au coin sud-ouest se trouve une pagode à 5 étages (Gojunoto) partiellement détruite lors d’un incendie.

 

La vidéo contenant toutes les photos est disponible dans le 3e article.

Deux liens wikipédia pour approfondir les connaissances historiques :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Yoshinobu_Tokugawa

http://en.wikipedia.org/wiki/Nijo_Castle

Arashiyama 27.11.2010

Publié le 29/11/2010 à 18:00 par escapadejaponaise
Arashiyama 27.11.2010

 

Cette escapade automnale était prévue de longue date avec nos amis Shige et Aika. A 1h de Nishinomiya par la ligne Hankyu (changements à Juso et à Katsura), Arashiyama est une petite ville à l’Ouest de Kyoto… connue des Japonais elle l’est beaucoup moins des touristes étrangers.

C’est au printemps (pour voir les cerisiers en fleurs « sakura »), et à l’automne (pour voir les feuilles « momiji ») que le paysage est le plus beau : entre montagne et rivière, c’est le paradis des érables.

 

Dès la sortie de gare, beaucoup de japonais et des stands « yattai » proposent à manger et à boire. Nous approchons de la rivière Hozu-gawa (ou Katsura-gawa selon l’endroit où nous nous trouvons). Un grand pont de bois l’enjambe : le Togetsukyo, avec des centaines de personnes dans un sens comme dans l’autre.

 

Plusieurs activités sont proposées : une location de vélo à la journée (700 yens), des pousse-pousse (8000 yens / 30 minutes pour 2 personnes), un parc avec des singes en liberté (520 yens), une foret de bambou (gratuit), le petit train Sagano « torokko » qui sillonne la montagne puis suit le cours de la rivière (600 yens), une balade de 2h en bateau traditionnel sur la Hozu-gawa (3900 yens),…

 

Après avoir admiré le paysage en remontant à pied les bords de la rivière, nous avons décidé de faire cette promenade en bateau. Direction la gare JR de Saga-Arashiyama. La ligne est peu desservie (un train toutes les 20 minutes voire toutes les 30 minutes), transperçant les montagnes et traversant la rivière à de nombreuses reprises. Après une vingtaine de minutes nous voici à Kameoka, campagne « calme », dotée des dernières technologies agricoles (cf. video).

 

Encore une dizaine de minutes de marche et nous embarquons pour les 16 kms de descente de rivière. Les bateaux de bois sont traditionnels et manœuvrés par 3 bateliers munis de bâtons et d’avirons. Ils échangent leurs postes toutes les 20 minutes, la balade durant 2 heures.  Les embarcations peuvent transporter jusqu’à 20 personnes.

Certains passages sont étroits, d’autres plutôt rapides et les fonds alternent entre profondeur 0 et 15m. Les rochers qui bordent les « rapides » sont marqués par les bâtons des bateliers qui expliquent (en japonais) l’histoire de la rivière.

10 minutes avant l’arrivée, un radeau à moteur propose un ravitaillement. Aika et Shige s’accordent une friandise : des tentacules de poulpe…

 

Le froid nous ayant saisi sur le bateau, un repas chaud dans un restaurant du quai est le bienvenu… avant de rentrer à Nishinomiya.

 

Mercredi 21 juillet 2010 – 5e jour à Tokyo - 1ère partie

Publié le 08/11/2010 à 20:00 par escapadejaponaise
Mercredi 21 juillet 2010 – 5e jour à Tokyo - 1ère partie

 

C’est par une journée encore très ensoleillée que nous prenons la direction du plus important quartier de la capitale : l’arrondissement Chiyoda. En effet, une grande partie des signes extérieurs de pouvoir sont rassemblés dans un peu plus de 11 km2 :

- L - le pouvoir économique avec de nombreux sièges économiques d’administrations et d’entreprises.

- L  -le pouvoir judiciaire avec la cour suprême.

-   - le pouvoir politique avec le palais impérial (et ses jardins) au cœur de l’arrondissement, et entourés du Parlement, de plusieurs ministères et de l’équivalent de Matignon

- L - le pouvoir culturel/religieux avec le sanctuaire Yasukuni.

 

La gare centrale de la capitale est ici : gare « Tokyo » servant de terminus pour les Shinkansen mais n’étant que la 4e de la ville en termes de passagers. Cette gare mérite d’être visitée car après sa destruction en 1945, les choix architecturaux de reconstruction lui ont donné un aspect singulier… presque anglais.

 

 

Notre circuit du jour, a commencé par le sanctuaire Yasukuni.

 

De manière générale, les sanctuaires shintos sont des lieux de cultes où les japonais (shintoïstes) vénèrent une divinité et/ou un esprit appelés « kamis ». Un portail rouge appelé torii marque l’entrée dans l’enceinte sacrée. Plusieurs bassins (des chozuyas) permettent aux fidèles de se libérer de leurs péchés en se lavant les mains à l’aide d’une louche.

 

En tant que touristes, nous ne pouvons qu’admirer la beauté du sanctuaire Yasukuni, notamment son bâtiment principal. C’est d’ailleurs le préféré de Pierrick par son architecture.

 

Cependant, il me faut mentionner la polémique autour de celui-ci. En effet, ce sanctuaire est plus que controversé du fait des kamis qui y sont vénérés. Pour l’expliquer revenons rapidement sur sa création :

 

Le sanctuaire Yasukuni a été construit en 1869 sur « prescription sacrée » de l’empereur Meiji, afin de glorifier les exploits des combattants tombés pour renverser le gouvernement shogunal lors des guerres civiles, c'est-à-dire pour les morts qui ont contribué à l’édification du pouvoir Meiji - du nouvel Etat impérial. A l’époque coloniale du « Grand Japon », l’empereur était à la fois le détenteur de la souveraineté, celui de la religion et le commandant en chef des armées. Les Japonais et les habitants des colonies étaient tous considérés comme ses servants. La « morale nationale » consistait, en temps de crise nationale, à se dédier à l’empereur et à l’Etat au mépris de sa vie. Ainsi les militaires morts au combat devenaient autant d’individus exemplaires pour la nation, le sanctuaire Yasukini étant chargé en quelque sorte de remonter le moral des troupes et de réaliser une mobilisation spirituelle de l’ensemble de la nation pour la guerre.

 

Par la suite, ce sont tous les japonais (ou coréen/ taïwanais ayant la nationalité japonaise au moment de leur mort du fait de l’annexion de leur pays) morts lors de conflits qui vont être célébrés. Ainsi, le sanctuaire rassemble aujourd’hui plus de 2.460.000 « âmes héroïques ». Une large partie d’entre elles sont des victimes de la guerre du Pacifique (1941-1945), on trouve des civils (fusillés comme espions), des infirmiers, et des soldats.

 

C’est en 1978 que la polémique débuta, avec l’ajout de 14 condamnés au procès de Tokyo pour crime de guerre. Il y avait déjà plusieurs militaires considérés comme criminels de guerre, mais les 14 dont il est question ici ont été condamnés. Et aujourd’hui encore, la position japonaise est complexe :

- Plusieurs premiers ministres se sont rendus officiellement au sanctuaire. Ce lieu est même devenu le symbole des conservateurs japonais

MAIS

- Certains descendants demandent le retrait de leur ancêtre de la liste des personnes déifiées

- Plusieurs hommes politiques, journalistes,… demandent le retrait des 14 condamnés

- L’empereur n’est plus retourné au sanctuaire depuis 1978 (il ne peut s’exprimer sur le sujet car la constitution japonaise l’empêche d’influencer de quelque manière que ce soit la politique du pays).

 

Dans tous les cas, les visites d’un premier ministre japonais sont interprétées comme la négation de la responsabilité des militaires en question, et provoquent de vives réactions notamment de la Chine.

 

 

 

Pour toutes ces raisons et par manque de temps, nous n’avons pas visité le musée Yushukan qui est pourtant géré par le sanctuaire.

 

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiyoda

http://fr.wikipedia.org/wiki/Station_Tokyo

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sanctuaire_Yasukuni

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sanctuaire_shinto

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kami_(divinite)



Les kamis – divinités shintoïstes – sont attachés à des êtres spirituels, à des lieux et objets sacrés. Ils ont des pouvoirs (dispensent des bénédictions et des sanctions aux hommes) mais ne sont pas tout-puissants. Ils inspirent une crainte respectueuse. L’empereur du Japon était (jusqu’en 1945) considéré comme un kami.