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tsubasa, je t'invite à observer le trafic de la lgv nord entre paris et lille ou encore lgv sud est entre pari
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Date de création : 24.06.2010
Dernière mise à jour : 22.04.2011
49 articles


anecdotes

Fin d'hiver

Publié le 25/02/2011 à 01:00 par escapadejaponaise
Fin d'hiver

Nous avons eu quelques jours de neige (dans la nuit du 10 au 11 février, et le 14 février... pour la saint valentin ?) : c'était magnifique !

 

NB : cette fine couche de neige a  crée un cafouillage impressionnant sur les routes !

Spécialité Culinaire du Kansai

Publié le 15/02/2011 à 09:00 par escapadejaponaise
Spécialité Culinaire du Kansai

Les Okonomiyakis d'Osaka !

Spécialité culinaire du Japon, les Okonomiyakis sont en fait de plusieurs types. Ils constituent une spécialité de la ville d'Osaka ; et le meilleur restaurant se trouve à Umeda, au 29e étage d'une tour à 5 minutes de la gare.

En ce vendredi 11 février (jour férié au Japon), Chié nous y emmène.

 

Description :

Les ingrédients composant les okonomiyakis sont très divers, la base étant composée de 3 éléments :

- du chou

- de la viande (porc, boeuf ou poulet) ou du poisson (on peut même demander du poulpe)

- un jaune d'oeuf

Une fois le choix fait, le serveur - cuisinier, mélange l'ensemble des ingrédients crus dans un saladier. Et retourne celui-ci sur la plaque chauffante. (1 saladier par personne)

Après une dizaine de minutes, il retourne "la crêpe".

Lorsque le tout est cuit, il ajoute éventuellement d'autres ingrédients. Nous avions choisi les sobas (pâtes).

Enfin, la sauce mi- mayonnaise, mi- soja....

ITADAKIMASU ! (bon appétit !)

 

 

Mon Verdict :

Contrairement à la majorité des restaurants au Japon, il faut prévoir du temps ! Presque 40 minutes de préparation...

Mais le résultat en vaut la peine : les okonomiakis sont très bons et très copieux !

Seul bémol : la sauce est indispensable mais un peu écoeurante...

Un autre élément incontournable ...

Publié le 05/12/2010 à 19:00 par escapadejaponaise
Un autre élément incontournable ...

Du fait de la durée de mon retour au Japon... nous avons investit (10 480 yens... soit 100€uros) dans un autre élément incontournable : LE VELO !!!

Très pratique pour les courses (avec son panier), il permet de découvrir des environs plus reculés et de raccourcir les temps de trajets vers la gare.

Toutefois, l'absence de vitesses et de plateaux (sur ce modèle) anéantit tout espoir (pour moi) de gravir en selle une petite colline...

Les décors de jeux TV japonais

Publié le 03/12/2010 à 07:00 par escapadejaponaise
Les décors de jeux TV japonais

Je suis tombée par hasard sur des jeux TV... les décors sont...

Et je vous assure ces émissions ne sont pas des rediffusions des années 80, ni destinées aux enfants !

Pour commencer, petit point « pratique » : le VISA

Publié le 27/11/2010 à 00:00 par escapadejaponaise
Pour commencer, petit point « pratique » : le VISA

 

Pour quoi ce Visa Working – Holiday et comment l’obtenir (spécifiquement) pour le Japon ?

Pour se rendre au Japon, moins de 3 mois, aucun Visa n’est à demander. En revanche, pour un séjour plus long, il faut le présenter à l’entrée sur le territoire Nippon.

Il en existe de plusieurs types, mais un Visa autorisant le travail sur place est assez complexe et long à obtenir. En effet, il faut une certaine qualification et un minimum de 20 heures de travail par semaine confirmé par une entreprise sur place.

Aussi, pour les jeunes (-30ans), un accord a été conclu entre la France et le Japon : le Visa Working-Holiday. Il est gratuit, on l’obtient en 3 jours après le dépôt de la demande, et il laisse la possibilité de travailler là-bas sans limite horaire (avec seulement quelques restrictions comme le travail dans les boîtes de nuit, salles de jeux,…).

 

Internet fournit déjà de nombreuses réponses à la 2ème question. L’essentiel est à consulter le site de l’ambassade du Japon en France : http://www.fr.emb-japan.go.jp/visa/vacances_travail/index.html

Mais il y a également quelques expériences de personnes dont celle qui m’a le plus aidé : http://www.guillaumeerard.com/fr/Japan/Articles/comment-obtenir-un-visa-vacances-travail-pour-le-japon.html

 

Avant de faire part de ma propre expérience, je rappelle quelques éléments :

1. les conditions minimales :

-A Avoir entre 18 et 30 ans (révolus)

-N Ne pas avoir d’enfant

-N Ne pas avoir bénéficié de ce Visa antérieurement

-D Disposer de 4.000€ (ou 2700€ + A-R débité du compte)

 

2.Les documents à fournir

-Un formulaire (exemplaire vierge sur le site de l’ambassade et le mien en pièce jointe)

èAvec une photo d’identité (type passeport-carte identité)

-Un programme de séjour (exemplaire type sur le site de l’ambassade et le mien en PJ)[1]

-Un passeport français en cours de validité [2]

-Un justificatif financier fourni par la banque au nom du demandeur de visa[3] et datant de moins d’un mois.

-Un certificat médical attestant de la bonne santé, des vaccinations, et datant de moins d’un mois.

-Une lettre de motivation (pas de limite en longueur)

-Un CV en français.

 

3.Le dépôt de la demande

-Le demandeur doit se présenter en personne : il n’est pas possible de le faire à l’étranger ni d’envoyer un proche.

-C’est le département de résidence qui détermine le lieu de dépôt.

-Les ambassades sont ouvertes de 9h à 12h, il vaut mieux arriver à l’ouverture (voire un peu avant) car il y a souvent pas mal de monde, et lorsqu’il faut re-rédiger la lettre ou le programme cela prend du temps.

 

NB : si vous ne pouvez pas revenir chercher votre passeport, pour qu’il vous soit retourné, il faut prévoir une enveloppe affranchie pour un poids de 100g minimum. (Je conseille un envoi Chronopost avec accusé de réception).

 

Maintenant ma propre expérience :

 

Dès mon retour en France, nous nous sommes mis au travail (j’inclus Pierrick car il m’a bien soutenue). Rendez-vous chez le médecin, déplacement de fonds financiers sur mes comptes non-bloqués, et surtout rédaction de la lettre de motivation et du programme de séjour.

Après plusieurs hésitations, j’ai fais le choix de mentionner dans ma lettre de motivation ainsi que sur le formulaire que j’allais vivre avec mon compagnon, français, en contrat de travail là-bas. J’avais constitué un programme de séjour très détaillé (en particulier côté tourisme) en choisissant une présentation légèrement différente de celle donnée par l’ambassade.

Etant donné mon emploi du temps, je n’avais pas trop le choix des dates pour mon déplacement parisien. Finalement, jeudi 30 septembre (après une nuit chez ma sœur), j’étais (30 minutes avant l’ouverture) devant l’ambassade de Paris (rue Hoche, à 10 minutes à pied de Charles-de-Gaulle Etoile). Par conséquent, (après avoir passé la sécurité) j’ai été reçue tout de suite par une française qui m’a aidée à « arranger » mon dossier. Il m’a fallu presque 1 heure pour tout mettre en conformité avec les exigences de la personne du jour, et refaire le programme. En effet, dans celui-ci je n’avais pas fait apparaître clairement les rémunérations puis les dépenses afin de dégager un budget bénéficiaire, et surtout je n’avais pas respecté le modèle !

Une fois l’ensemble revu par la française de l’accueil, mon dossier a été transmis au service approprié et j’ai attendu. En fait, le dossier est étudié par un agent japonais (pour moi, une femme) qui accorde ou non le Visa. Environ 30 minutes d’attente (c’est à la fois long et stressant…).

Je fus appelée par elle, qui m’a tout de suite indiqué que mon dossier était refusé …cette fois. Elle a ensuite abordé chaque point à modifier pour la prochaine tentative[4]. Ici je tiens à préciser qu’elle m’a conseillé de mentir plutôt que de dire la vérité, et que pour sa part certains détails de présentation étaient agaçants : si je rapportais mon dossier la semaine suivante, ce serait elle qui le validerait (ou non) et que j’avais donc intérêt à respecter ses directives.

Malgré ma frustration, j’ai complété - corrigé mon dossier et le Jeudi suivant, 7 octobre 2010, j’étais à nouveau à 9h rue Hoche ! Même processus – mêmes personnes : sécurité, accueil en français (cette fois rien à retoucher !) et attente … beaucoup moins longue ! La Japonaise est revenue après une quinzaine de minute en disant : ce dossier est PARFAIT !

J’ai donc donné l’enveloppe Chronopost (avec A-R) à la française de l’accueil et suis repartie… heureuse ! J’ai reçu mon passeport, avec le Visa accolé à l’intérieur, dès le courrier du Samedi (donc les agents administratifs sont japonais : zéro délai !!)

 

Bien sûr cette expérience est personnelle. D’après mes connaissances, selon les ambassades et le personnel qui traite les demandes, les attentes diverges largement. Aussi, mon seul conseil : respecter les formulaires (à part le CV) et préparer plusieurs versions de votre programme, lettre,… et munissez vous de documents complémentaires histoire de ne pas avoir à recommencer !

 



[1] Il faut respecter le format proposé sinon il faut le refaire sur place pour « rentrer dans les cases ». Les projets touristiques ne sont pas à exposer en détail, en revanche les (pistes d’) activités rémunérées doivent être exhaustives (quitte à ne pas être totalement réelles à ils ne vérifient pas)

[2] L’adresse qui figure sur le passeport doit correspondre à celle inscrite sur le formulaire et détermine l’ambassade / le consulat où doit être déposé la demande. Si vous avez changé d’adresse entre temps, il faut fournir une attestation d’hébergement (bail, facture, lettre des parents) + une attestation de domiciliation fournie par la mairie.

[3] Les personnes de l’ambassade semblent apprécier que la somme totale des comptes apparaissent et soit la plus élevée possible et que ce document soit imprimé sur papier à en-tête de la banque et signé par le/la responsable de l’agence. De plus, les comptes bloqués ne sont pas pris en considération (y compris PEL).

[4]Je n’avais pas un justificatif de domicile suffisant (ma carte d’identité était à la bonne adresse mais réalisée avant le passeport), et elle était très choquée par l’évocation de mon concubin à 2 reprises dans le dossier. Au Japon ça ne se fait pas de vivre ensemble avant le mariage. « Si vous aviez mis que vous étiez logée par un ami, j’aurais trouvé ça très bien, mais là je ne peux pas accepter ! Changez cela et je peux accepter. »

Les toilettes au Japon

Publié le 12/08/2010 à 09:00 par escapadejaponaise
Les toilettes au Japon

Anecdote indispensable... Les WC d'ici ne ressemblent pas à leurs homologues français !

 

 

1)     Des toilettes partout, généralement très propres :

Lorsque nous nous promenons, il n'y a pas d'inquiétude concernant le lieu où trouver des toilettes ! Les combinis (magasins de 1ère nécessité ouvert 24h/24h) en sont généralement dotés, de même que les centres commerciaux, les parcs, ...et hormis ceux de certains parcs, la propreté est remarquable. De plus, des distributeurs de liquide désinfectant (à appliquer avec le papier toilette) sont disposés dans chaque cabine. Enfin, des porte-manteaux sont installés au dos de chaque porte ce qui permet d'accrocher vêtements et sacs.

Chez les hommes[1] les porte-parapluies sont disposés entre chaque pissotière, ainsi qu'un petit décrochement du mur permettant de poser canette, clés, portable,...

 

 

2)     Des chasses d'eau automatiques :

Dans les toilettes les plus modernes (mais finalement assez souvent), il y a des détecteurs de présence qui déclenchent la chasse d'eau dès que l'on se relève. C'est assez... perturbant.

Sinon dans les autres cas, il faut parfois bien chercher !! Le bouton peut être par terre, sur les murs, ... et parfois il n'y a rien !! Alors, après de larges recherches, on abandonne... on ouvre le loquet de la porte, et... miracle ! C'est ce qui provoque l'arrivée d'eau !

 

3)     les toilettes à la japonaise :

Si une comparaison devait être faite, les toilettes à la japonaise ressemblent aux toilettes à la turc... mais en beaucoup moins pratique! En plus, après 1 mois et demi, je n'ai pas encore bien compris le "sens" dans lequel il faut se mettre!

Ce sont généralement les plus sales, les filles ont quelques difficultés à "viser" et franchement quand il y a le choix pas d'hésitation : vive les toilettes à l'occidentale.

 

4)     les toilettes à l'occidentale avec les gadgets :

Même les toilettes à l'occidentale sont différentes... On y trouve toute sorte de gadgets. Des entreprises ont développés des appareils réalisant des "imitations" de bruit de chasse d'eau ! Les otohime, "princesses du son", ont été développées car les Japonaises, gênées, tiraient continuellement la chasse d'eau pour masquer les éventuels bruits associés à leur affaire. Ces gadgets permettent tout de même d'économiser une quinzaine de litres à chaque fois.

 

Ces toilettes sont également pourvues de télécommandes incorporées à la cuvette. Celles-ci commandent des "jets" orientés pour laver les parties intimes des utilisatrices. En réalité, il n'est pas toujours évident de régler la température, la pression et l'orientation de l'eau... ce n'est donc pas très agréable et il faut de toute façon du papier pour s'éponger.

 

5)     les espaces "beauté"

Les japonaises de plus de 14 ans sont quasiment toutes maquillées, et les plus jeunes (14 – 30 ans) réajustent leur maquillage plusieurs fois par jour. Par conséquent, des espaces spéciaux avec éclairage "naturel", tablettes et grands miroirs sont installés, en plus des miroirs et lavabos habituels. A noter tout de même, les espaces "beauté" sont souvent bien plus importants en surface que ceux des lavabos.

 

6)     Pour les enfants :

Contrairement à la France, il y a des tables à langer y compris dans les toilettes Messieurs ! Il existe également des changes-bébé à part (à l'extérieur des toilettes), ce qui permet une véritable parité... et de nombreux pères s'occupent de leurs bébé !

De plus dans chaque toilette, il y a un siège où placer les enfants de 6 mois à 3 ans. Ainsi l'enfant est en sécurité pendant que le parent fait ses besoins !


[1] N'ayant pas vérifié par moi-même, je m'en remets à l'expérience de Pierrick !

Le déluge du 14 juillet

Publié le 15/07/2010 à 01:00 par escapadejaponaise
Le déluge du 14 juillet

En France c'était les feux d'artifices, ici le déluge !!!

 

La vidéo n'est pas aussi impressionnante que la réalité (elle est tournée à l'abri - depuis la fenêtre de la chambre de Pierrick - et le bruit est nettement atténué).

"Petite" précision et développement sur l'Education :

Publié le 14/07/2010 à 10:00 par escapadejaponaise
"Petite" précision et développement sur l'Education :

 

 

Les photos d'écoliers, collégiens et lycéens présentées dans l'article précédent ("une mode particulière... les chaussettes "), concernent des élèves d'écoles publiques. Mais il y a au Japon (comme en France) deux systèmes éducatifs : privé et public... et l'uniforme est de rigueur dans chaque. Les Japonais sont attachés à ce système car il permet de créer un sentiment d'appartenance à un groupe – celui de l'école – et c'est un moyen d'atténuer les différences socioculturelles. (Parallèlement, les accessoires ne faisant pas partie de l'uniforme –comme les chaussettes- font l'objet d'une certaine "customisation").

 

 

Revenons sur leur fonctionnement :

 

 

I) La création du système éducatif moderne

 

Il fut créé ex nihilo dès le début de l'ère Meiji[1] en s'inspirant du modèle anglo-saxon. Dès cette époque, le système éducatif est déconnecté des instances aristocratiques et religieuses pour être considéré comme un instrument au service de l'État ; le nouveau régime a, en effet, à la fois besoin de main-d'œuvre qualifiée, d'un vaste corps de techniciens et d'une élite dirigeante issue des universités impériales.

En moins de deux générations, l'ancienne stratification sociale fondée sur l'hérédité des statuts individuels, fit place à une stratification largement commandée par le niveau d'éducation.

Mais entre éducation et endoctrinement, la frontière est fine ... et au lieu d'apprendre à penser, l'école japonaise indiquait (indique) aux jeunes ce qu'il faut penser. Elle forme toujours des sujets dociles, acquis à l'orthodoxie officielle. Le Japon a le triste privilège d'avoir été le premier pays au monde à utiliser les techniques totalitaires de conditionnement menta et à transformer l'école en instrument du pouvoir. Plus récemment, la "Guerre des manuels " a démontrée que le gouvernement japonais de 2005 raisonne encore ainsi.

Exemple concret : l'enseignement ne passe pas par l'épanouissement et la découverte mais les méthodes d'apprentissage mettent l'accent sur l'imitation et la mémorisation, et négligent la création. (à L'effort machinal de mémorisation nécessaire pour maîtriser le système d' écriture, contribue à développer la passivité d'esprit).

Cela reste en accord avec la société japonaise, qui estime que la créativité est un moyen de se faire remarquer, ce qui n'est pas bien vu. Les Japonais considèrent qu'il est indispensable de bien connaitre les bases d'une discipline avant de se permettre d'innover.

D'une manière générale, ce système scolaire apparait (pour un esprit occidental) comme restrictif et contraignant, mais il s'intègre parfaitement dans la société japonaise et ses schémas de pensée.

 

Aujourd'hui, le conditionnement des enfants (pour qu'ils s'insèrent et respectent la société), reste un pilier essentiel. Mais, si les méthodes ont crées des bons mathématiciens, si le système a su remplir sa tâche au cours du siècle précédent (permettant l'émergence d'une société méritocratique et industrielle de pointe), est-il préparé à une ère où la créativité semble être une composante essentielle ?

 

 

 

II) L'organisation scolaire

 

En bien des points, le système scolaire japonais ressemble au système scolaire français. Les enfants (qui suivent un cursus classique) entrent à l’école primaire - Shougakkou - à 7 ans[2] et en sortent à 13 ans. Ils vont ensuite au collège – Chuugakkou – entre 13 et 16 ans, puis au lycée – Koukou – entre 16 et 18 ans.

Jusqu’à la fin de la première année de lycée, toutes les matières [Japonais, Maths (Analyse et Algèbre), Anglais, Sciences, Sciences sociales (Histoire, Économie, Géographie), Sport et Art] sont obligatoires. Au début de la seconde année, l’élève choisit entre deux branches (section scientifique ou section littéraire) mais aucune matière n'est vraiment optionnelle... sauf dans certaines écoles axées sur les langues ou sur les sciences.

Toutes les matières semblent revêtir la même importance, mais le Japonais, et les Maths sont légèrement favorisés. L’art et le sport sont des disciplines à part entière, dans l’éducation et la formation du jeune Japonais.

 

Aujourd’hui,la majorité de « koukou » (lycées)est mixte, mais ils ne le sont pas tous. Il reste encore des établissements privés réservés aux filles et d'autres réservés aux garçons... des rencontres sont parfois organisées ce qui donne lieu à des scènes cocasses (qui inspirent les auteurs de séries, mangas, dramas japonnais).

 

A l'école japonaise, tradition et discipline sont les maîtres mots. Tout est très hiérarchisé : au début et à la fin de chaque cours les élèves doivent s'incliner devant le professeur. De même, élèves et professeurs font la révérence au proviseur du lycée quand ils le croisent. Ce dernier est une personne très respectée

L’élève n’a aucun droit, sinon celui de venir à l’école et d’être éduqué. On lui demande de porter l’uniforme, d’avoir une coupe de cheveux parfaite, des ongles courts, de ne porter aucun bijou, ni maquillage, ...

           La discipline est stricte, mais il y a un grand respect entre professeurs et élèves.  Les professeurs soutiennent leurs élèves et ont un vrai souci par rapport à leur avenir. Ils agissent comme si il s'agissait de leurs enfants.

 

L’école débute en avril. L’année est divisée en trois trimestres (avril-juillet  / septembre-décembre  / janvier-mars). Les vacances principales séparent le premier et le deuxième trimestre ; elles ont lieu en août et durent un mois environ. D’autres vacances sont programmées entre chaque trimestre, à Noël (15 jours), et à la fin de l’année scolaire (3 semaines). Les enfants japonais n'ont donc qu'un peu plus de 2 mois de vacances au total. Toutefois les nombreux jours fériés et les journées d’école consacrées à des activités extrascolaires (visites et autres…) compensent.

Les cours ont lieu du lundi au vendredi, généralement de 8 h 30 à 15 h 30 et deux samedis par mois (le 1er et le 3e, de 8 h 30 à midi). La coupure prévue pour le repas de midi est de... 35 minutes!!!! Aux collèges et lycées, les cours durent 50 minutes et sont entrecoupés de pauses de cinq minutes.

Mais les choses ne sont pas si simples : on ne peut pas se fier aux horaires officiels, car les élèves et leurs parents ont un tel souci de réussite que tous prennent des cours supplémentaires. En réalité, les cours commencent souvent plus tôt le matin (à 7 h 30), et ils s’achèvent plus tard (rarement avant 16 h 30). Sans compter que beaucoup d’élèves ont des activités extrascolaires : certains restent en étude, d'autres vont aux "cours du soir", ou encore aux clubs de l'école (astronomie, baseball,...).  Il n'est donc pas rare de voir des élèves rentrer chez eux à 20h (cela m'a quand même surprise, vendredi, un groupe de "petits" (8 ou 9 ans maximum) qui sortait des cours du soir).

 

Les choses se compliquent encore, dans la mesure où beaucoup de journées libres et de week-ends sont consacrés aux rencontres sportives inter et intra écoles... rencontres qui semblent obligatoires : les jeunes portent les emblèmes de l'école (et oui, quand ce n'est pas l'uniforme, c'est LA tenue de sport) et se déplacent en "groupe".

 

Le rythme réel est donc très soutenu. D’autant qu’au travail s’ajoute toujours une obligation de résultat ; obligation qui engendre une bonne dose de stress, de fatigue... et de dépression.

 

 

 

 

III)    La "réussite" en termes japonais

 

          L’esprit de compétition est (très) fort et domine l’école japonaise ...mais si il entraîne de grosses rivalités entre les élèves quant aux résultats, l’atmosphère, en classe, est très cordiale, très chaleureuse. Le respect reste la valeur essentielle.

Les trois années de lycées sont ponctuées de nombreux examens : un principal à la fin de chaque trimestre, un autre en milieu de trimestre.

 

Après chaque examen, les résultats sont affichés dans les classes.  Les noms apparaissent en fonction de la note obtenue (de la meilleure à la moins bonne). Le système de notation est assez particulier ;  il s’agit en fait d’un pourcentage (la note globale est calculée sur une base 100) établi à partir de plusieurs critères.

 

L’école japonaise est donc très sélective. Le tronc commun classique est difficile à suivre : tous les jeunes Japonais n’en viennent pas à bout. Aussi, nombre d’élèves sont réorientés vers des filières professionnelles.

 

Le « Daigakenyugakehigun »  est un diplôme d’entrée à l’université. Non seulement il conclut le long cycle d’études secondaires, mais il oriente également le cursus universitaire (matière, type d’université et niveau).  Il s’agit en fait d’un concours déguisé. Ce « concours » est déterminant pour la suite des études des jeunes Japonais ; et ainsi déterminant aussi pour leur avenir professionnel. Toute la vie des lycéens japonais est déterminée par une réussite ou un échec à cette épreuve. )

Je reviendrai sur le système d'études supérieures dans un article futur.

 

 

 

IV)   L'aspect financier

 

           Comme je l'ai déjà mentionné, le système japonais est élitiste. Il faut toujours tenter d'aller dans la meilleure école, pour avoir le maximum de chances d'entrer dans le meilleur collège, puis lycée, puis université ... et cela a une conséquence financière.

L'école publique rassemble 99% des enfants, et les lycées privés ne captent que 30% de la population. Mais des différences essentielles sont à noter avec la France : les écoles publiques restent payantes, un classement de tous les établissements est réalisé, et il n'y a pas de carte scolaire.

Par conséquent, les parents doivent choisir une école pour leurs enfants. Ils visent généralement deux ou trois écoles, une qu'ils souhaiteraient obtenir mais pour laquelle l'enfant n'est pas sûr d'obtenir le concours, une de niveaumoyen mais accessible et finalement, uneécole « faible » où l’entrée est quasiment assurée.

 

Les écoles moyennes voyant tous leurs meilleurs éléments potentiels partir avant la rentrée (car ayant réussi à intégrer une école plus prestigieuse) ont adopté un principe simple : elles choisissent des dates de confirmation d'inscription situées avant la publication des résultats des écoles prestigieuses. Ainsi, les parents sont obligés d'inscrire leurs enfants dans cette école, même s'ils espèrent ne pas avoir à les y envoyer. Si l'enfant réussit à intégrer mieux, il pourra se désinscrire de cette école, mais tout ou partie des frais engagés (assez élevés) resteront acquis par cette école.

L'éducation est donc très couteuse : c'est un sacrifice financier important pour les familles qui, tous les 3-4 ans, doivent donc payer deux années scolaires pour assurer le meilleur avenir possible à leur enfant. (Cela, conjugué à la rareté des structures d'accueil pour enfants en bas âge, explique le faible taux de fécondité : 1,25 enfant/ femme ... et même 0,98 enfant / femme à Tokyo !!)



[1] (période historique du Japon entre 1868 et 1912, qui symbolise la fin de la politique d'isolement volontaire appelée Sakoku et le début de politique de modernisation du Japon. L'empereur Mutsuhito a pour nom posthume Meiji qui signifie « gouvernement éclairé »)

[2] Dans la majorité des cas, l'enfant japonais est gardé par sa mère jusqu'à ses 7 ans et l'entrée à l'école. (Autre article à venir sur le sujet)

 


Le Japon et la France... une histoire d'amour

Publié le 05/07/2010 à 10:00 par escapadejaponaise
Le Japon et la France... une histoire d'amour


Après quelques jours ici, je m'aperçois que le Japon entretient une illusion à propos de la France... et apparemment depuis longtemps !!!! Ainsi, je vais tenter de comprendre pourquoi la France symbolise le luxe, la gastronomie et, pour beaucoup de Japonais, la résistance par procuration à la superpuissance américaine.

 


Commençons par ce dernier point : la France représente l'indépendance politique ET l'antiaméricanisme !

Lorsque le Japon a entrepris sa modernisation au milieu du 19ème siècle, c'est la puissance industrielle de l'Occident, et en particulier celle de la France qui l'impressionnait. Mais parrallèlement à cette admiration et à la volonté de se conformer à des standards occidentaux, la persistance de normes traditionnelles a suscité chez eux des sentiments ambigus, mêlant adoration et antipathie. Les batailles opposant le Japon à la Russie (1904-1905), à l'Allemagne (1914-1918) et aux Etats - Unis (1941-1945) ont suscitées un rejet de ces pays... même si le Japon reste sous la coupe des Américains.

 

Toutefois la population éprouve du ressentiment à l'égard de cette hyper-puissance. Par conséquent, comme la France (dont la population et l'économie sont plus petites) ne cède pas devant les Américains ( et notamment la France a rejeté l'intervention en Irak) l'admiration des Japonais s'est reportée de manière exclusive sur la France.

 

 

D'autre part, pour les jeunes Japonais, la France (et sa culture) a une image branchée et chic.

A en voir les enseignes des restaurants - magasins - salons de coiffure - boulangeries ... le français apporte une plus-value : une culture avancée, sophistiquée, artistique... De plus, les japonais nous envient notre manière d'exprimer "nos sentiments " (et les jeunes se "dévergondent " de manière impressionnante). Enfin, se marier à un Français représente une promotion sociale : les couples franco-japonais (comme les Alesi) sont régulièrement élus couples idéaux de l'année.
Le grand écrivain Naoya Shiga avait même proposé (en avril 1946) que le Japon adopte le français comme langue nationale ! (dommage que cette proposition n'est pas été acceptée : ça aurait été plus simple pour moi!!! )


Toutefois, même si la France bénéficie toujours d'un rayonnement sans égal, certains "épisodes" ont froissé les Japonais. Le dernier en date : un commentaire de Nicolas Sarkozy (2004) qualifiant le sumo de "sport vraiment pas intellectuel".  Mais ce qui cause le plus de tort à la France reste la déclaration d'Edith Cresson jugeant (en 1991) que les Japonais vivaient "comme des fourmis".

 

 

 

Pour terminer... des exemples d'enseignes en Français...(cf. photo si vous ne me croyez pas !)

Pour les Japonais c'est chic... mais je trouve que c'est quand même relativement ridicule... à vous de juger !

 

Magasins de vêtement :

- CUL DE PARIS

- ILS PLUS BEAU DE L'AFFAIRE C'EST LA COORDINATION

- HOTEL de Lois CRAYON

- POU DOU DOU trop la pêche

- uni ; que par vert dense

- Bon mercerie de anateliér

- une nana cool

- Lune Lapin

- maison de plage

- Doux archives

- COMME des GARCONS HOMME 2C

- chambre de nîmes

- Le petit voyage

- enraciné

- Par avion

- RIVE DROITE

 

Salon de coiffure :

- Chérie Fraise

- Haute Coiffure Enchantée

 

Boulangeries :

- Le Ba-Ta-Clan

- VIE DE FRANCE

- Robinson

 

Restaurants / Café:

- Minette

 - AnniVersaire

- a Terre 2f Café

- Alsace

 

Et encore... des agences immobilières century 21 et des fausses boîtes aux lettres "La poste"

 

Une mode particulière...(les chaussettes)

Publié le 05/07/2010 à 08:00 par escapadejaponaise
Une mode particulière...(les chaussettes)

 

RAPPEL : Les élèves japonnais, comme les travailleurs sont soumis à une mode particulière.

 

Le gakuran - uniforme traditionnel des collégiens et lycéens - est aux couleurs et emblèmes de l'établissement fréquenté. Il s'agit généralement d'un pantalon foncé et d'une chemise blanche pour les garçons, une jupe foncée (qui arrive en dessous du genoux) et une chemise blanche pour les filles.

Ce gakuran est porté dans la rue, les magasins, durant la semaine mais aussi le week-end. Afficher son appartenance à une école est une fierté.

 

Ce phénomène est présent dès l'école maternelle - élémentaire avec le Randoseru.

Le randoseru est un des éléments les plus reconnaissables de l'uniforme scolaire japonais. Ce sac à dos rigide, en cuir, est considéré comme un symbole des qualités nécessaires pour suivre une bonne éducation : l'unité, la discipline, le travail et la concentration.

J'ai également noté que certaines écoles fournissent des chapeaux aux élèves.

 

La règlementation de l'habillement se poursuit dans le monde du travail. Les ouvriers comme les cadres portent (y compris dans la rue) la tenue de l'entreprise. Et pour ceux qui n'ont pas de "ligne vestimentaire officielle", un costume sombre / un tailleur est exigé durant la semaine.

 

Par conséquent, les japonais affirment leurs différences (notamment sociales) par les accessoires.J'ai déjà évoqué les parapluies et ombrelles, aujourd'hui : les chaussettes  !!!

 

La plus grande "clâââssse" ici, ce sont les chaussettes hautes...celles qui montent jusqu'au genoux.

Mais il en existe de toutes les formes (j'adooooore le modèle "moufle"), tailles, couleurs, marques, matières (de la dentelle à la soie), épaisseurs...

 

Il y a dans chaque magasin de vêtement un large rayon de chaussettes ... ET SURTOUT : il y a des magasins entièrement dédiés à ce marché !

 

 

Alors si vous avez besoin de paires... n'hésitez pas ! Passez moi commande en précisant :

- votre taille (ATTENTION : pointure en centimètre)

- le modèle

- la matière

- la couleur

- ...